Le titre est d’une importance majeure. C’est la première chose que les lecteurs potentiels voient. Ce sont quelques mots qui doivent piquer la curiosité dès le départ; qui doivent donner l’envie d’aller plus loin et de lire la quatrième de couverture; qui doivent si brièvement faire un clin d’œil au contenu de l’histoire. Trouver le bon titre n’est définitivement pas toujours facile. Voici quelques trucs et conseils pour vous aider.
Tout d’abord, comme dit plus haut, votre titre doit refléter le contenu de votre histoire.
Il est ici utile de déterminer si l’œuvre que vous vous apprêtez à nommer est seule ou si elle fait partie d’une série. S’il s’agit d’une série, il vous faut trouver un titre qui s’appliquera bien à tous les livres qui la composent, au contenu général. Vous avez toutefois l’avantage des sous-titres, où il vous est permis d’adresser plus spécifiquement le contenu du tome en question. Par exemple :
Princesse promise par Naomi Chauret
Tome 1 – Les épines d’une rose
Tome 2 – Les racines d’une rose
Tome 3 – Les pétales d’une rose
Chaque sous-titre a un lien avec ce que le personnage principal de la série, la princesse Mila-Rose de Trevion, vit dans chacun des tomes. J’utilise une métaphore pour comparer la princesse à une rose. De plus, dans ce cas-ci, les sous-titres s’agencent bien dans le sens que leur composition se répète (« Les x d’une rose ») et qu’il y a une continuité. Toutefois, sachez que cela n’est pas nécessaire, pourvu que le titre général demeure le même. Par exemple: Harry Potter – À l’école des sorciers; Harry Potter – La Chambre des secrets, etc.
Attention: autant dans le titre que dans les sous-titres, veillez à ne pas être trop précis sous risque de dévoiler des parties de votre intrigue. Dans mon cas, le fait que la princesse est promise n’est pas un spoiler puisque c’est établi dès les premières pages. Mes sous-titres, étant des figures de style, sont également suffisamment vagues pour ne pas trop en dévoiler sur le déroulement et le dénouement des tomes. Ce ne serait pas le cas d’un titre du genre « La Deuxième Guerre mondiale – Victoire contre Hitler » où on se ferait dévoiler la fin (le résultat de la guerre) dès le départ.
Ensuite, votre titre doit être original. Nous voyons souvent des titres représentant le nom du personnage principal (ex: Harry Potter par J.K.Rowling) ou du territoire fictif (ex: Fablehaven par Brandon Mull). C’est très bien; même que ce genre de titres a l’avantage d’être très court et donc facile à retenir. Toutefois, comme je viens de l’écrire: ça se voit souvent. Pourquoi ne pas essayer quelque chose de plus créatif? Pour ma part, j’adore les figures de style, les rimes et les assonances (ex: la répétition du son « pr » dans Princesse promise). Ces techniques sont toujours amusantes, mais il faut se méfier de l’exagération et du cliché en plus d’être conscient du public cible en terme de difficulté: n’allez pas intituler un livre pour enfant « L’astre du jour dans l’obscure clarté »… Bref, trouver une balance entre originalité et simplicité (dans la longueur surtout).
Un truc ici (et de manière générale), serait de demander à des amis à quoi leur fait penser votre titre. De cette façon, vous pourrez vous ajuster au besoin, si le titre est trop vague ou incompréhensible ou qu’il n’est pas interprété dans le sens voulu.
Une autre idée qui mélangerait le typique nom de personnage et/ou de territoire fictif avec le clin d’œil au contenu de l’histoire serait d’insérer un indice du genre de votre roman dans votre titre de départ. Par exemple: « Naomi en Angleterre » → « Naomi et le mystère d’Angleterre ». Dans cette deuxième version, on peut déduire que l’histoire pourrait être du genre policier et cela attire plus l’attention, autant pour les fans du genre que pour n’importe qui d’autre qui serait tenté d’en savoir davantage.
Princesse promise est encore un bon exemple qui illustre le genre de ma série: une fiction de romance et d’aventure. Il y a d’abord le mot « princesse », qui se relie aux monarchies, aux intrigues politiques (manigances, alliances, etc.) se déroulant dans le contexte d’une cour, à la vie dans un château, puis à l’idée de fiction. Il y a par la suite le mot « promise », qui se relie à la fois à la politique entre royaumes (alliances) et au mariage, à l’amour.
Finalement, une fois que vous avez une idée de votre titre, il est important de s’assurer de son unicité (qui est parallèle à, mais différente de l’originalité). Faites une recherche rapide sur Internet afin de voir si un autre livre porte déjà votre idée. Si non: super! Si oui: pas de chance, il faut recommencer le processus de sélection.
Ne vous inquiétez pas: trouver le bon titre peut prendre du temps. Peut-être même que vous commencerez à écrire votre histoire avec un et la finirez avec un autre. Un bon conseil est donc d’attendre que l’histoire soit complétée avant de s’arrêter sur un choix. Souvent, les meilleurs titres viennent de paroles cachées quelque part dans le livre; lorsque le titre réfère à une réplique ou à une citation importante dans votre histoire. Par exemple: les derniers mots d’un des personnages principaux avant qu’il meure. À ce moment, on ne découvre la véritable signification du titre qu’en lisant un certain passage et l’effet est toujours agréable et surprenant.
Voilà, c’est tout! J’espère que mes conseils vous seront utiles!



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