Dans la première partie de cet article, en février 2022, je vous disais avoir découvert le monde de la romance contemporaine en été 2021 et avoir depuis lu plusieurs romans du genre. Ça continue à être vrai! Je continue à découvrir la romance contemporaine et à l’apprécier, de là mon désir de faire une partie 2 à cet article pour vous partager mon avis sur d’autres des romances contemporaines les plus populaires du moment. C’est parti!
The Deal par Elle Kennedy

★★★★★
The Deal fut une belle surprise. C’était généralement une lecture fun et légère sur l’expérience collégiale de jeunes personnes, mais il y avait aussi des sujets plus sérieux, comme le viol et la violence conjugale et familiale. On a les amourettes, les notes d’école, les parties et le drama, mais on a aussi des gens qui tentent de se remettre de traumatismes ou de surpasser leurs contextes sociaux pour trouver leur véritable valeur.
Les personnages principaux sont très attachants. Hannah est sensible et courageuse à sa façon. Elle a une tête sur les épaules et ne se laisse pas marcher sur les pieds! Garrett est d’abord au summum du stéréotype de joueur de hockey arrogant et populaire, mais finit par nous prouver qu’il a un bon fond. Il est très mignon et respectueux envers les gens qu’il aime. Il y a aussi le groupe d’amis de Garrett qui se tient très serré et qu’on ne peut s’empêcher d’envier!
L’écriture est fluide, facile à comprendre et l’auteure a un talent pour dévier les clichés des romances contemporaines, ce qui fait partie des raisons pour lesquelles j’ai été aussi agréablement surprise par l’histoire. Les revirements de situation sont aussi très bien ficelés et font souvent que le livre est difficile à poser.
Finalement, le livre donne un aperçu de l’arrière-scène du monde du hockey et j’ai bien apprécié, même si le sport en tant que tel ne m’intéresse pas personnellement.
Je recommande fortement pour une bonne lecture sans cassage de tête!
Heartstopper par Alice Oseman

★★★★★
J’ai enfin lu cette série! Du moins, les 4 tomes présentement publiés. Un cinquième et dernier tome sortira éventuellement.
Somme toute, Heartstopper est une lecture très courte et amusante. Les dessins sont simples et mignons. La façon dont les personnages parlent reflète très bien leur âge: des adolescents. C’est très réussi et ça m’a ramené à mon temps au secondaire.
Les personnages principaux, Nick et Charlie, sont adorables et on les aime immédiatement. On ne peut rien leur reprocher!! Ils sont de très bons garçons séparément et ensemble, ils forment le couple parfait qui s’entraide dans tout. Je crois que leur relation est la plus saine que j’ai lue. La façon dont ils tombent amoureux est très bien faite et très réaliste également.
La série offre justement une excellente représentation des diverses communautés sexuelles. Le groupe de l’histoire est très soudé et montre comment les amis peuvent s’entraider dans la découverte de leurs identités.
Il y a par ailleurs des sujets importants, comme l’anxiété et les troubles de l’alimentation, qui sont abordés de façon très ouverte, saine et optimiste.
Je crois vraiment que Heartstopper peut faire une différence positive dans la vie des jeunes qui se cherchent encore ou qui se découvrent.
Je recommande à toutes et à tous, peu importe l’âge!
Book Lovers par Emily Henry

★★★★☆
Ma troisième lecture de cette auteure et je n’ai pas été déçue.
Book Lovers a des ressemblances avec People We Meet on Vacation dans l’idée de voyager dans un endroit reclus. On parle ici d’un petit village avec quelques lieux douteux. Mais ça a aussi des ressemblances avec Beach Read dans l’idée que tout le monde dans ce village se connaît et s’entraide. Il y a d’ailleurs des town meetings comme dans Gilmore Girls, avec des remarques sarcastiques sur les ordres du jour! Clin d’œil que j’ai beaucoup apprécié.
Lisez mon avis sur les deux autres livres d’Emily Henry, Beach Read et People We Meet on Vacations, ici : Mon avis sur les romances contemporaines les plus populaires du moment (Partie 1)
Le petit village est un décor charmant pour un livre dont on croit connaître l’histoire, mais qui donne un twist: on ne parle pas de la jeune femme qui quitte la grande ville pour trouver l’amour en campagne. On parle de l’autre jeune femme qui s’est fait laisser par un chum qui a trouvé l’amour en campagne. L’idée est originale et bien menée.
« Is there anything better than iced coffee and a bookstore on a sunny day? I mean, aside from hot coffee and a bookstore on a rainy day. » p.117
Ce que j’aime le plus de l’écriture d’Emily Henry c’est les dialogues; les répliques witty entre les personnages. L’humour de l’auteur y transparaît bien et c’est toujours agréable et divertissant à lire. Toutefois, plusieurs références culturelles étaient insérées dans Book Lovers, plus que dans les autres livres de l’auteure, et je ne les saisissais pas toutes, ce qui me déconnectait parfois de la lecture. Sans que ça entrave l’histoire, mais tout de même. Il faut dire que nombreuses d’entre elles étaient à la base dédiées à un lectorat américain.
Concernant le couple principal, il est intéressant. On ne s’attache pas nécessairement à Nora et Charlie, vu leur personnalité bien définie et aussi, en un sens, détachée du reste de la société. Tous deux sont des workaholics, mais ça leur va bien. Il est intéressant de voir comment ils pensent. Leurs opinions et leur vision des choses ne sont pas traditionnelles et c’est rafraîchissant. Puis tous deux travaillent dans le monde de l’édition, ce qui est super amusant à lire.
« I open Dusty’s pages and picture myself in a submarine, sinking into them, urging the world around me to dull. It’s never taken effort – that’s what made me fall in love with reading: the instant floating sensation, the dissolution of real-world problems, every worry suddenly safely on the other side of some metaphysical surface » p.205
Leur relation est aussi mignonne, une fois qu’ils s’avouent leurs sentiments. Ils se soutiennent dans leurs objectifs personnels et s’aident à traverser les épreuves découlant de leur passé difficile.
« Maybe love shouldn’t be built on a foundation of compromises, but maybe it can’t exist without them either. Not the kind that forces two people into shapes they don’t fit in, but the kind that loosens their grips, always leaves room to grow. Compromises that say, there will be a you-shaped space in my heart, and if your shape changes, I will adapt. No matter where we go, our love will stretch out to hold us, and that makes me feel like… like everything will be okay. » p.362
Sont-ils ennemis, comme l’auteure essaie de les représenter? Non. Du moins, on ne le ressent pas vraiment. Ils ont une petite dent l’un contre l’autre au départ, mais ça ne les empêche pas de flirter dès le début, même si inconsciemment. Je me rappelle avoir dit la même chose pour le couple dans Beach Read. Peut-être est-ce une difficulté de l’auteure. Il faut toutefois dire qu’il est généralement difficile de bien écrire un ennemies-to-lovers, donc on lui pardonne.
D’autre part, bien que Nora et Charlie soient des workaholics, ils sont tout de même près de leur famille. La relation entre Nora et sa sœur est particulièrement présente dans l’histoire et c’est une facette que j’ai beaucoup appréciée. Étant la grande sœur, Nora sent qu’elle a beaucoup de responsabilités envers sa petite sœur et c’est un sentiment qui la nuit à certaines occasions. C’est un enjeu intéressant qui apporte beaucoup à l’histoire. Puis sa sœur est bien charmante, mais elle m’a aussi un peu énervée par moment.
« Somehow, it never occurred to me that this was an option: that two people, in the same hug, could both be allowed to fall apart. That maybe it’s neither of our jobs to keep a steel spine. That we can both survive this pain without the other shouldering it. » p.337-338
Bref, une bonne lecture avec de belles leçons sur comment vivre en étant 100% fidèle à soi-même.
« (…) there is no one right way to be, no one-size-fits-all happy ending, and no one else on earth who can be exactly who you are. » Author’s behind-the-book note
Lore Olympus

★★★☆☆
Moi qui adore la mythologie grecque, j’avais bien hâte d’enfin lire ce roman graphique et je dois dire avoir été déçue.
Les dessins sont très originaux avec des couleurs vibrantes, mais l’histoire ne m’a pas accrochée et je ne me suis pas attachée aux personnages (il y en avait d’ailleurs beaucoup). Les liens explorés entre les personnages découlent de la vraie mythologie, et j’ai apprécié cette fidélité, mais l’amour qui se développe dans plusieurs couples m’a semblé trop vite, soudain, infondé.
Puis le twist ‘‘monde moderne’’ était intéressante, mais n’apportait concrètement pas grand-chose à l’histoire.
D’autres sont du même avis que moi?
The Seven Husbands of Evelyn Hugo par Taylor Jenkins Reid

★★★★☆
J’ai longtemps hésité à lire ce livre parce que je ne savais pas si j’allais l’aimer. Finalement, il m’a beaucoup plu! Ce n’est pas le genre de livre que je lis normalement. Ce n’est pas particulièrement romantique ou aventureux. Ça se lit réellement comme une biographie, mais on suit la vie d’une célébrité fictive.
« This is her whole point, isn’t it? This is why she wants to be so acutely understood, with such perfect word choices. Because she wants to be seen exactly as she truly is, with all the nuance and shades of gray. The same way I wanted to be seen. » p.124
L’histoire m’a beaucoup fait penser au livre Les bijoux de Tessa Kent par Judith Krantz. On parle d’une starlette et son ascension parmi les grands. Un peu à la Marilyn Monroe. On a un personnage très complexe qui cache sa personnalité derrière l’image créée pour les yeux du public. Il y a l’idée de manipulation de cette image et de l’opinion publique pour les gains personnels.
« ‘‘I’ve spent a very long time learning how to… spin the truth,’’ she says. ‘‘It’s hard to undo that wiring. I’ve gotten too good at it, I think. Just now, I wasn’t exactly sure how to tell the truth. I don’t have very much practice in it. It feels antithetical to my very survival. But I’ll get there.’’ » p.37
Avec cela vient aussi l’idée qu’il faut tout faire pour atteindre ses objectifs, surtout pour une femme dans le monde d’Hollywood des années 1950 à 1980, où l’homme dirige et prévale (man-led industry). Il y a une touche de discours féministe tout au long de l’histoire en ce sens.
« The world doesn’t give things, you take things. If you learn one thing from me, it should probably be that. » p.35
« What’s that saying? Behind every gorgeous woman, there’s a man sick of screwing her? Well, it works both ways. No one mentions that part. » p.116
« Everyone was going to walk out of this theater talking about Celia St. James. It should have made me afraid or jealous or insecure. I should have been plotting to one-up her in some way by planting a story that she was a prude or sleeping around. That is the fastest way to ruin a woman’s reputation, after all – to imply that she has not adequately threaded the needle that is being sexually satisfying without ever appearing to desire sexual satisfaction. But instead of spending the next hour and forty-five minutes nursing my wounds, I spent the time holding back a smile. » p. 119
Bien que ce n’est pas une romance, l’histoire développe tout de même beaucoup le sujet des relations amoureuses et maritales, comme le laisse entendre le titre. Le livre est d’ailleurs séparé en section selon les maris d’Evelyn. Il y a des sections moins intéressantes que d’autres, mais toutes sont importantes et cette division du livre aide à mieux cerner la chronologie de la vie d’Evelyn; aide à mieux s’expliquer comment elle est devenue la personne qu’elle est.
« ‘‘You’re the most beautiful woman here,’’ Don said into my ear as I stood next to him. But I already knew he thought I was the most gorgeous woman there. I knew, very acutely, that if he did not believe that, he would not have been with me. Men were almost never with me for my personality. I’m not suggesting that charming girls should take pity on the pretty ones. I’m just saying it’s not so great being loved for something you didn’t do. » p.116
Parlant d’Evelyn, je ne me suis pas particulièrement attachée à elle. Toutefois, elle a une personnalité très distinguée, fonceuse, et elle assume complètement ses défauts, ce que j’ai pu admirer malgré tout.
« No one is just a victim or a victor. Everyone is somewhere in between. People who go around casting themselves as one or the other are not only kidding themselves, but they’re also painfully unoriginal. » p.366
« No one is all good or all bad. I know this, of course. I had to learn it at a young age. but sometimes it’s easy to forget just how true it is. That it applies to everyone. » p.366
D’autre part, Evelyn a vécu des choses difficiles dans sa vie et cela aussi contribue à l’admiration qu’on nourrit petit à petit pour elle.
« Sometimes reality comes crashing down on you. Other times reality simply waits, patiently, for you to run out of the energy it takes to deny it. » p.132-33
« You do not know how fast you have been running, how hard you have been working, how truly exhausted you are, until someone stand behind you and says, « It’s OK, you can fall down now, I’ll catch you. » » p.190
Les difficultés de sa vie lui viennent aussi de sa bisexualité dans un monde qui n’a pas encore accepté les autres orientations sexuelles. Cette bisexualité est d’ailleurs très bien représentée à travers le roman.
« I’m bisexual. Don’t ignore half of me so you can fit me into a box […] » p.123
Comme vous le voyez, ce livre est rempli de bonnes citations. L’écriture de l’auteur est superbe. Littéraire, sans être difficile à lire et comprendre. Puis les revirements de situations sont très bien amenés, surtout le principal: la raison pour laquelle la grande Evelyn a choisi Monique, une journaliste quelconque, pour écrire sa biographie. On ne s’y attend pas du tout et il faut réellement avoir lu toute l’histoire pour bien saisir.
Somme toute, je recommande cette lecture, quoique je peux comprendre qu’elle ne plaira pas à tous, ayant un style assez particulier et un rythme plutôt lent.
———————————————–
Voilà donc pour cette deuxième partie! Êtes-vous d’accord avec mes avis sur ces livres? Aimeriez-vous une Partie 3? Quelles romances devrais-je y inclure? Faites-moi savoir dans les commentaires ?



0 Comments
Trackbacks/Pingbacks